A propos de Samuel Azuelos - Samuel Azuelos
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A propos de Samuel Azuelos

L'oeuvre symbolique et chaleureuse de Samuel Azuelos
La peinture comme une écriture, vecteur de la pensée.

De ce qui ne saurait être autrement exprimé, ainsi le conçoit l’artiste Samuel Azuelos dans une œuvre liche de sens, lumineuse, chaleureuse.

Ses thèmes qui empruntent à la réalité personnages, villages, pourraient apparaître comme des sujets plutôt faciles, il n’en est rien bien sûr. Si ses compositions accrochent immédiatement le regard, elles peuvent se lire à deux niveaux : s’arrêter à la beauté de la lumière, à la force subtile d’une somptueuse palette ensoleillée d’ocres chauds, de rouges brique, de quelques bleus et noirs illuminés d’un blanc éclatant. Il serait fort réducteur d’en rester là. Chaque toile suscite le dialogue, cet étrange secret entre le tableau et le spectateur qui s’en imprègne et ressent alors la profondeur qui en émane, suggérée et non imposée. Tel est le véritable artiste qui donne à saisir l’invisible. Samuel Azuelos est de ceux là.

La vie est inimaginable pour lui sans la création : une passion née dès sa jeunesse et qui ne l’a pas quitté. De ses admirations pour Delacroix, son maître en quelque sorte, mais encore pour l’impressionnisme et le cubisme, il a conservé le goût d’une lumière irradiante et d’une construction solide.

Ses Créations
Artiste juif Samuel Azuelos
Samuel Azuelos en quelques chiffres.
2500

Oeuvres achevées

45

Galeries d'art

25

Ans - 1er expo

1930

Née en :

*Ces chiffres sont des estimations.

Des villes et des villages

Provence de Samuel Azuelos

Samuel Azuelos, en effet, transcende le sujet dans ses oeuvres construites, épurées de l’accessoire. Les villes et les villages qu’il peint témoignent d’une culture millénaire et toujours vivante. Jérusalem, Qumram, lieux symboliques de la foi, de l’héritage religieux immortalisé par les manuscrits de la Mer Morte entre autres, suscitent chez lui un sentiment d’éternité, c’est le passage du témoin fondateur entre les générations depuis tant de siècles.
Intimement serrées, comme pour se protéger, les maisons secrètes, refermées sur elles-mêmes, aux murs percés d’étroites et rares fenêtres, obéissent à un découpage géométrique rigoureux, un peu à la manière d’un puzzle dont chaque pièce est délimitée par une ligne décisive. Et ce morcellement apparent constitue cependant un tout cohérent. Dans ces villages de Galilée aux toits multicolores, surgit ici et là un dôme qui vient rompre l’alignement régulier des toitures irrégulières sous un soleil, source de vie, toujours présent. Aucune description formelle, aucune anecdote, seule la présence intense et intemporelle de ces villages au pied de la montagne entre un ciel aux tonalités brûlantes d’orangé enflammé et étendue de sable.
L’organisation simple et savante à la fois de la composition répond à une schématisation de ‘l’architecture si particulière dans ces pays de lumière, entre mer et désert, tandis que la modulation chromatique d’une gamme colorée sonore, volontairement assez restreinte et aux fines variations, révèle la chaleur et la luminosité ambiantes. un autre élément s’avère primordial dans cet art la matière nourrie, née d’une alchimie personnelle et travaillée en reliefs et granités donnant une présence plus forte encore au sujet. Azuelos attaque la toile de sa touche véhémente avec autorité.

La rencontre avec Olivier Dyan

Provence de Samuel Azuelos

Lorsque j’évoque ma première rencontre avec S. Azuelos, je ne peux m’empêcher de penser à ces rencontres fortuites où le hasard revêt la forme du bon génie aussi inattendu que surprenant.

Des circonstances et du décor associés à cette rencontre se dégage l’atmosphère printanière d’une vie parisienne qui s’égaye et s’anime sous les auspices d’un soleil illuminant le passage de la main d’or où nous avions rendez-vous.

un nom ô ! combien symbolique tant de l’artiste aux mains d’or que j’allais découvrir que de la complicité qui nourrit notre relation depuis plus de quinze ans. Ses oeuvres m’ont conquis au premier coup d’oeil et au-delà, dans ces moments de contemplation où le regard s’attarde et se pose sur chaque centimètre carré de la toile. La lumière qui se réfléchit en chaque point d’une composition ne doit rien au hasard. Ses harmonies chromatiques sont préméditées tout comme le choix de ses thèmes. L’Amérique Latine, l’Orient, Jérusalem sont revisités, façonnés et réinventés sans jamais servir une intention objective. Tout est suggéré, l’essence artistique de son oeuvre nous semble plus énigmatique que jamais. Les racines sont profondes et lointaines, qui de l’Age d’Or de la péninsule ibérique, sur les rivages occidentaux de la Méditerranée, aux côtes d’Afrique du nord estampillant toute son œuvre, habitée par une mémoire collective qu’il cultive comme le lieu sacré de sa renaissance.

Grand admirateur de Delacroix, S. Azuelos est un amoureux de l’Orient, de ses couleurs dont il saisit les nuances infinies comme pour révéler la sacralité d’une lumière qui éternise les lieux où sa vision mystique le guide, Jérusalem.

Son intention interprétative est servie par une virtuosité et une originalité confèrent à chaque expérience esthétique un caractère ineffable.

L’irréductible parcours de ce peintre surprenant, jalonné d’expositions internationales et de nombreuses manifestations dans l’Hexagone, témoigne d’une prodigalité artistique livrant le sens caché d’un répertoire inépuisable.

un répertoire où le monde du sensible ne se laisse pas appréhender sans cette distanciation qui façonne le jugement et enrichit l’analyse.

Ses techniques sont celles d’un alchimiste en expérience constante avec la lumière qui éclaire les dizaines d’années de réflexion et de travail dont témoigne chacune de ses toiles.

L’idéal de maîtrise qui marque son art se reflète dans la manière quasi-rituelle avec laquelle il dévoile ses dernières créations à mon insatiable curiosité. Chez lui, l’observation précède le verbe. « Assieds-toi, me dit-il et regarde… ».

Dans son atelier, les tableaux ne se laissent pas approcher, toucher, regarder sans la présence et le consentement de leur créateur. Les toiles qui l’entourent sont minutieusement soustraites aux regards comme pour rappeler que le monde ne peut être appréhendé immédiatement, dans sa totalité.

D’une expérience révélée sur les chemins de cette longue complicité, j’ai voulu en éterniser l’instant et partager les émotions qui ont nourri mon enthousiasme avec tous les amoureux de l’Art.

L’organisation simple et savante à la fois de la composition répond à une schématisation de ‘l’architecture si particulière dans ces pays de lumière, entre mer et désert, tandis que la modulation chromatique d’une gamme colorée sonore, volontairement assez restreinte et aux fines variations, révèle la chaleur et la luminosité ambiantes. un autre élément s’avère primordial dans cet art la matière nourrie, née d’une alchimie personnelle et travaillée en reliefs et granités donnant une présence plus forte encore au sujet. Azuelos attaque la toile de sa touche véhémente avec autorité.

Olivier Dyan